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PEA ou compte-titres : comparer le coût fiscal de sortie d'un gain

Visualisez ce que coûte la sortie d'une plus-value selon qu'elle est logée sur un compte-titres ordinaire ou sur un PEA, et selon que le retrait du PEA intervient avant ou après 5 ans. Comparatif chiffré, calculé localement dans votre navigateur (aucune donnée collectée).

Votre situation

Détermine le taux des prélèvements sociaux (17,2 % en 2025, 18,6 % en 2026).

Horizon de détention du PEA

Avant 5 ans : retrait = clôture du plan + imposition. Après 5 ans : gain exonéré d'IR, prélèvements sociaux dus.

Imposition de la plus-value (compte-titres)

S'applique au compte-titres, et au PEA en cas de retrait avant 5 ans. Après 5 ans, le PEA est exonéré d'impôt sur le revenu quel que soit ce choix.

Gain net concerné par la sortie (valeur actuelle moins prix de revient).

Renseignez la plus-value latente concernée pour comparer la sortie en compte-titres et en PEA.

À savoir

  • L'éligibilité au PEA conditionne toute cette comparaison : seules les actions de sociétés ayant leur siège dans l'Union européenne ou l'EEE (ou les fonds/ETF investis à au moins 75 % en de telles actions) peuvent être logées en PEA (C. mon. fin. art. L221-31). Un titre non éligible ne peut pas y figurer — la comparaison PEA n'a alors pas d'objet.
  • Le PEA a un plafond de versements de 150 000 € (225 000 € cumulé avec un PEA-PME). C'est un plafond de versements, pas de valorisation : le plan peut dépasser ce montant par capitalisation. Ce simulateur ne vérifie pas ce plafond.
  • Un retrait du PEA avant 5 ans entraîne en principe la clôture du plan et l'imposition du gain net réalisé depuis l'ouverture (impôt sur le revenu au PFU ou au barème, plus prélèvements sociaux). Un retrait après 5 ans est exonéré d'impôt sur le revenu, mais les prélèvements sociaux restent dus.
  • Pour un PEA ouvert avant 2018, une partie des prélèvements sociaux peut relever de « taux historiques » par couches : ce cas n'est pas modélisé ici (à vérifier auprès de votre intermédiaire), le simulateur applique un taux unique au jour du retrait.
  • Cette simulation ne chiffre ni les dividendes capitalisés dans le plan, ni les frais de courtage ou de garde, ni le rendement du placement. Elle ne compare que le coût fiscal de sortie d'un gain donné, à titre informatif.

Aide informative — ne constitue pas un conseil fiscal ni en investissement.

PEA ou compte-titres : que change la fiscalité ?

Un même titre (action ou ETF éligible) peut être logé sur un compte-titres ordinaire (CTO) ou sur un plan d'épargne en actions (PEA). À la sortie, l'impôt n'est pas le même. Sur un CTO, la plus-value est une plus-value mobilière de droit commun : PFU (12,8 % d'impôt sur le revenu + prélèvements sociaux, soit 30 % en 2025 et 31,4 % en 2026) ou, sur option, le barème progressif (case 2OP). Sur un PEA, tout dépend de la durée de détention.

PEA : avant 5 ans, après 5 ans

Avant 5 ans, un retrait entraîne en principe la clôture du plan et l'imposition du gain net réalisé depuis l'ouverture : impôt sur le revenu (au PFU ou au barème) plus prélèvements sociaux — soit, en pratique, une fiscalité très proche de celle d'un compte-titres.

Après 5 ans, les gains du PEA sont exonérés d'impôt sur le revenu (CGI art. 157, 5° bis). Restent dus les prélèvements sociaux au taux en vigueur au jour du retrait : 17,2 % jusqu'en 2025, 18,6 % à compter du 1ᵉʳ janvier 2026. Sur un gain de 10 000 €, cette exonération d'IR après 5 ans représente environ 1 280 € d'impôt sur le revenu en moins (la part PFU de 12,8 %) qu'une sortie en compte-titres — les prélèvements sociaux, eux, restent dus dans les deux cas.

Le simulateur ci-dessus compare deux scénarios — sortie en compte-titres vs sortie en PEA — pour un gain donné et un horizon de détention donné, et chiffre la différence de coût fiscal (impôt sur le revenu + prélèvements sociaux).

Les points à garder en tête

L'éligibilité au PEA conditionne tout. Seules les actions de sociétés ayant leur siège dans l'Union européenne ou l'EEE (ou les fonds et ETF investis à au moins 75 % en de telles actions) peuvent y être logées (C. mon. fin. art. L221-31). Un titre américain ou un ETF non éligible ne peut tout simplement pas figurer dans un PEA : la comparaison n'a alors pas d'objet.

Le PEA a un plafond de versements de 150 000 € (225 000 € cumulé avec un PEA-PME). C'est un plafond de versements, pas de valorisation : le plan peut dépasser ce montant par capitalisation. Enfin, pour un PEA ouvert avant 2018, une partie des prélèvements sociaux peut relever de « taux historiques » par couches — un cas particulier non traité par ce simulateur, qui applique un taux unique au jour du retrait.

Pour aller plus loin : le comparateur PFU ou barème (case 2OP), le calculateur de plus-values de titres (2074) et le simulateur de purge des moins-values.

Mis à jour le · publié le