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Purge de moins-values : simuler l'impact avant le 31 décembre

Visualisez la différence d'impôt entre réaliser ou non vos moins-values latentes avant la fin de l'année, pour les imputer sur vos plus-values. Comparatif chiffré, calculé localement dans votre navigateur (aucune donnée collectée).

Votre situation

Imposition de la plus-value

Par défaut le PFU (12,8 % + prélèvements sociaux). Le barème suppose l'option globale 2OP.

Plus-value nette imposable déjà réalisée sur vos cessions de l'année (case 3VG).

Lignes en perte que vous pourriez vendre avant le 31/12.

Montant que vous envisagez de réaliser (borné au mobilisable ci-dessus).

Stock de moins-values des 10 dernières années non encore imputées (facultatif).

Renseignez vos plus-values de l'année et vos moins-values latentes pour comparer les deux scénarios.

À savoir

  • Il n'existe pas de règle « wash-sale » en France (à la différence des États-Unis) : vous pouvez vendre à perte puis racheter les mêmes titres sans délai. Réaliser une moins-value pour l'imputer est un usage prévu par la loi (CGI art. 150-0 D, 11). Seule limite : l'opération doit être une vraie transaction de marché — une vente fictive, à soi-même ou à un prix hors marché pourrait être écartée au titre de l'abus de droit (LPF art. L64 / L64 A).
  • Sans plus-value de l'année à effacer, réaliser une moins-value ne réduit pas l'impôt de l'année : la moins-value est simplement reportée (10 ans, imputable sur des plus-values de même nature).
  • Si vous rachetez les titres (aller-retour pour garder la position), vous le faites au prix du marché actuel : votre prix de revient baisse d'autant, ce qui augmente votre plus-value imposable future. La purge décale alors l'impôt dans le temps plutôt qu'elle ne le supprime. Cette simulation ne porte que sur l'année en cours — ni cet effet différé, ni les frais de courtage ne sont chiffrés ici.
  • L'imputation suit l'ordre légal : moins-values de l'année, puis moins-values antérieures, le reliquat étant reporté 10 ans sur des plus-values de même nature.
  • PEA, assurance-vie et abattements pour durée de détention (titres acquis avant 2018) relèvent de règles propres, hors de cette simulation.

Aide informative — ne constitue pas un conseil fiscal ni en investissement.

Purger ses moins-values : de quoi parle-t-on ?

En fin d'année, si vous avez réalisé des plus-values sur un compte-titres ordinaire, vous pouvez réaliser des moins-values latentes (vendre des lignes en perte) pour les imputer sur ces plus-values et réduire votre base imposable de l'année. C'est ce qu'on appelle la purge ou tax-loss harvesting. La décision se prend avant le 31 décembre : l'imputation joue sur les plus-values de la même année.

Le simulateur ci-dessus compare deux scénarios — réaliser ou ne pas réaliser vos moins-values latentes — et chiffre la différence d'impôt sur le revenu + prélèvements sociaux, ainsi que l'effet sur votre moins-value reportable.

Les points à garder en tête

Sans plus-value à effacer, la purge ne réduit pas l'impôt de l'année : la moins-value est alors simplement reportée et reste imputable pendant 10 ans sur des plus-values de même nature. L'ordre d'imputation est fixé par la loi : moins-values de l'année d'abord, puis moins-values antérieures, le reliquat étant reporté (case 3VH).

Réaliser une moins-value latente n'est pas toujours avantageux. Si vous rachetez les titres pour garder la position, vous le faites au prix actuel : votre prix de revient baisse d'autant, donc votre plus-value imposable future augmente. La purge décale alors l'impôt dans le temps plutôt qu'elle ne le supprime — l'intérêt réel se limite à la valeur-temps de ce report, moins les frais de courtage. Elle est en revanche nettement utile quand elle efface une plus-value de l'année, ou si vous conservez jusqu'à la transmission (la plus-value latente est alors purgée au décès).

Contrairement aux États-Unis, il n'existe pas de règle « wash-sale » en France : vous pouvez vendre à perte puis racheter les mêmes titres sans délai. Réaliser une moins-value pour l'imputer est un usage prévu par la loi (CGI art. 150-0 D, 11), pas un détournement — l'abus de droit (LPF art. L64 / L64 A) ne vise que les actes fictifs ou au but exclusivement (ou principalement) fiscal contraire à l'intention du législateur, ce qu'une vraie cession de marché n'est pas. La seule limite : l'opération doit être une vraie transaction de marché. Une vente fictive, à soi-même ou à un prix hors marché pourrait, elle, être écartée.

Pour aller plus loin : reporter ses moins-values de bourse (guide complet), le calculateur de plus-values de titres (2074) et le comparateur PFU ou barème (case 2OP).

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