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Quand convertir ses cryptos : simuler l'impôt selon le timing

Visualisez la différence d'impôt entre convertir un montant de crypto en une seule fois ou le fractionner sur plusieurs années. Comparatif chiffré (plus-value 150 VH bis, formulaire 2086), calculé localement dans votre navigateur (aucune donnée collectée).

Votre situation

Imposition de la plus-value

Par défaut le PFU (12,8 % + prélèvements sociaux). Le barème suppose l'option globale pour le barème — case 3CN, ouverte aux cessions depuis le 1ᵉʳ janvier 2023 et distincte de la case 2OP des titres (loi de finances 2022).

Valeur, en euros, de la crypto que vous comptez convertir (identique dans les deux scénarios).

Somme payée en euros pour acquérir vos cryptos (sert au calcul de la quote-part imputée).

Valeur totale de tous vos actifs numériques au moment de la conversion (facultatif ; par défaut, égale au montant converti).

Scénario B : la conversion est répartie en parts égales, une par année.

Renseignez le montant à convertir, votre prix d'acquisition et la valeur de votre portefeuille pour comparer les deux scénarios.

À savoir

  • Seule la conversion d'un actif numérique en euros (ou en bien/service) est imposable. Un échange crypto → crypto sans soulte bénéficie d'un sursis (CGI art. 150 VH bis, II-A) : il n'est pas imposable et n'a pas à être déclaré. Multiplier les échanges crypto → crypto ne change donc rien à l'impôt et n'est pas une façon de le réduire.
  • Les revenus tirés du staking, du lending, du minage ou des airdrops relèvent de régimes distincts (BNC ou RCM) et ne sont pas couverts par cette simulation, qui ne porte que sur la plus-value de cession (formulaire 2086, 150 VH bis).
  • Le seuil d'exonération de 305 € s'apprécie sur le total des prix de cession imposables d'une même année ; il est si bas qu'il ne concerne que de très petites cessions. Il est rappelé ici comme un fait du calcul, et non comme un montant à viser : étaler ses ventes dans le seul but de passer sous 305 € chaque année n'est pas une démarche que ce simulateur propose, et un montage à but uniquement fiscal peut être écarté par l'administration (LPF art. L64 / L64 A).
  • Cette simulation isole le seul effet du timing : elle suppose la valeur du portefeuille et le prix d'acquisition identiques d'une année à l'autre. Elle ne prédit ni l'évolution du cours, ni un changement futur de barème ou de taux, qui peuvent modifier le résultat réel.

Aide informative — ne constitue pas un conseil fiscal ni en investissement.

Le timing de conversion change-t-il l'impôt sur les plus-values crypto ?

Pour un particulier, la plus-value de cession d'actifs numériques se calcule selon la méthode de la valeur globale du portefeuille (CGI art. 150 VH bis) : la quote-part de prix d'acquisition imputée à chaque vente est proportionnelle à la part cédée du portefeuille. Conséquence directe : répartir une même conversion sur plusieurs années n'augmente ni ne diminue, en règle générale, la plus-value nette totale — elle est simplement étalée. À taux d'imposition constant, l'impôt total est alors le même.

Le simulateur ci-dessus compare deux scénarios : tout convertir en une fois cette année (scénario A) ou fractionner sur N années (scénario B). Il chiffre la plus-value imposable (case 3AN) et l'impôt sur le revenu + prélèvements sociaux de chaque scénario, et expose la différence. Il compare sans recommander.

Les points à garder en tête

Seule la conversion en euros (ou en bien/service) est imposable. Un échange crypto → crypto sans soulte bénéficie d'un sursis d'imposition (150 VH bis, II-A) : il n'est ni imposable ni à déclarer. Multiplier ces échanges ne réduit pas l'impôt et n'est pas un levier : ce n'est pas la fréquence des opérations internes qui compte, mais la sortie vers la monnaie.

Le seuil d'exonération de 305 € s'apprécie sur le total des prix de cession d'une même année : en dessous, les plus-values de l'année sont exonérées (150 VH bis, II-B). C'est le seul cas où le fractionnement change réellement le résultat — mais le seuil est si bas qu'il ne concerne que de très petites cessions. Il est rappelé ici comme un fait du calcul, pas comme un montant à viser : étaler ses ventes dans le seul but de passer sous 305 € chaque année n'est pas une démarche que ce site propose, et un montage à but uniquement fiscal peut être écarté par l'administration (LPF art. L64 / L64 A).

Les revenus de staking, lending, minage ou airdrops relèvent de régimes distincts (BNC ou RCM) et ne sont pas couverts par cette simulation, qui ne porte que sur la plus-value de cession. La moins-value crypto d'une année ne s'impute que sur des plus-values crypto de la même année (pas de report).

Cette simulation isole le seul effet du timing : elle suppose la valeur du portefeuille et le prix d'acquisition identiques d'une année à l'autre. Elle ne prédit ni l'évolution du cours, ni un changement futur de barème ou de taux, qui peuvent modifier le résultat réel.

Pour aller plus loin : le calculateur de plus-values crypto (2086), le guide faut-il déclarer ses cryptos ? et le comparateur PFU ou barème (case 2OP).

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